Quand le contrôle se met au service du mieux-être!

Vous êtes perfectionniste? La maitrise et le contrôle sont vos meilleurs amis?

Un outil s’offre à vous! Le bullet journal (BuJo).

Il s’agit d’un carnet personnel à remplir. Il peut se présenter de manière simple ou extravagante (ou créative, suivant les points de vue).
Si vous êtes vraiment un(e) perfectionniste, je vous conseille plutôt la solution du classeur car dès la première bavure vous allez arrêter le carnet sous la dictature du « c’est pas parfait donc j’arrête! » 

Un carnet, un classeur, mais pour quoi faire, c’est quoi ce Bullet Journal?

Le bullet journal est un concept né dans l’esprit d’un directeur artistique new-yorkais. Ryder Carroll. Il a décidé de revenir au carnet, pour combiner, l’agenda, les nombreux carnets commencés mais jamais continués et les milliers de tonnes de post-it, tickets de caisse, coins de feuille, etc… que nous utilisons, perdons, oublions.

« Bullet » veut dire « puce ». La puce est l’outil pour indiquer l’avancement de vos tâches. Que ce soit des listes de courses, des impératifs boulot ou encore du développement personnel, cet outil fonctionne.

Vous voulez vous améliorer et vous adorez faire des listes? Ce concept est fait pour vous!

Comment ça, vous n’avez pas le temps? Prenez vous un moment le matin comme le recommande Hal Elrod dans son livre Miracle Morning enfin sorti il y a quelques mois en français. Vous ne connaissez pas? Entendu, je parle de lui dans un autre article bientôt.

Vidéo du créateur du concept:

 

Exemple plus girly d’Emilie – Bulledop:

 

Ou plus épuré présenté par la décalée Solange te parle

 

Matériel nécessaire: un carnet et un crayon!

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Recherche de perfection et souffrance

La recherche de perfection reste le graal de bon nombre d’entre nous.
Nous avons du mal à accepter l’erreur, souhaitant à tout prix être parfaits.
Le plat cuisiné doit être très bon, la nouvelle coiffure nous aller à merveille, parler tel un orateur, avoir des enfants avec une bonne éducation et bons élèves, être un amant à faire rougir Don Juan, réussir professionnellement, avoir une belle maison, une culture générale enviable…
En clair, nous souhaitons apparaître irréprochables aux yeux des autres.
La recherche de perfection devient notre dope ! Accro aux compliments, ayant un besoin d’être aimé sans bornes, nous suivons cette chimère séduisante qui nous emmène dans des dédales impossibles. Comme dans toute drogue, c’est le sentiment de bien-être promis que l’on veut atteindre. Un sentiment qui ne vient pas ou qui tient si peu dans le temps qu’il nous pousse à l’exigence. Il en faut plus, toujours plus.

Bon nombre de thérapeutes et autres coachs nous proposent des techniques pour être le meilleur, avec des solutions miracles où le fait de se concentrer sur l’objectif convoité est suffisant pour nous changer. C’est le deal : « fait ça, tu auras ça ! »

La pensée positive est un élément important mais la pensée magique n’a jamais fait changer les comportements.

Notre raison le sait pourtant, la perfection n’existe pas ! Et pourtant, notre besoin d’être aimé, lui, tente quand même. Il est persuadé, qu’en étant bien sous tous rapports, la vie sera un nirvana !

La chute est alors terrible ! De déceptions en déceptions, nous pensons que le bonheur n’est pas fait pour nous. En souhaitant atteindre l’inaccessible, c’est la souffrance assurée !
La limite de tout être est celle de ses capacités propres. Pour sortir du cercle infernal de l’idéal, nous devons en faire le deuil pour accepter de faire « du mieux que je peux ». En acceptant cette limite réelle, en arrêtant de plonger dans l’abîme, nous avons la possibilité de caresser la satisfaction.

 

recherche de perfection

C’est dans l’écart entre la perfection et de notre limite « du mieux que je peux » que la souffrance se loge. Pour en sortir, il nous faut quitter notre bien-aimé idéal. Le divorce doit être prononcé !

Ce plaisir tant attendu apparaît en atteignant des objectifs réalisables avec nos compétences personnelles.

Il est donc possible d’être heureux, en faisant du mieux que l’on peut. Tout simplement.

Est-ce si simple ? oui, mais c’est long, il va falloir prendre conscience tous les jours, dans tout ce que nous faisons, de la réalité de la limite et ne plus rentrer dans la zone rouge. Nous pouvons alors nous sentir accomplis dans ce que nous réussissons à faire, et c’est déjà beaucoup!

Entre toujours mieux faire et se satisfaire,
entre l’idéal et la réalité,
entre la souffrance et le bien-être,
à nous de choisir !