Bonne Année!

bonne année

C’est parti pour nos objectifs !

Profitons de la sensation de renouveau propice à chaque nouvelle année pour inventer une vie correspondant à nos attentes !

Vous n’avez pas commencé aujourd’hui, ce n’est pas grave !
Vous avez 365 jours
pour réaliser vos projets (et en réalité toute votre vie !)

Plus on commence tôt, plus notre bien-être viendra à nous rapidement.

Mais ne soyez pas rigides, pas plus qu’un psy 🙂 !
En route sur le chemin qui est le vôtre.

Je vous souhaite une belle aventure à Etre.

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Bonnes résolutions… Prêt!

Votre liste est faite ? Vous savez maintenant vers quoi vous diriger ?

Attention, votre liste ne doit pas être trop longue, il n’est pas possible, sans baisser les bras, d’affronter de nombreux objectifs en même temps !

Bien !

Comme je vous l’ai dit il y a deux jours vous allez déterminer votre planning !

Offrez-vous un joker de temps en temps. Si c’est une activité qui a lieu toutes les semaines, donnez-vous un joker par mois, mais si cela a lieu tous les jours, ce sera plutôt un joker par semaine.

Le joker, c’est l’acceptation d’un manque d’envie, de s’arrêter, de ne pas respecter le deal. Mais comme nous l’avons vu il ne doit pas durer dans le temps.

Que faire de votre planning ? N’avez-vous pas reçu en cadeau un petit agenda par votre banquier, boulanger, assureur, coiffeur ou autre commerçant ? Vous savez, ce cadeau dont vous ne saviez que faire ? Eh bien, il va devenir votre meilleur outil !

Il va vous servir pour noter tous les jours vos performances, ou votre joker. Vous allez me dire que vous n’en avez pas besoin ? Ce serait dommage. Il va devenir gratifiant cet agenda ! Il va devenir la preuve de votre assiduité, de votre parcours et de vos améliorations.

Le premier janvier, vous allez peut être marcher 10 min doucement et en juin courir sans difficultés 5 kms. Qui sait ! Et il est très agréable d’en avoir la preuve. Et puis, c’est un peu votre mini coach ! Celui qui vous rappelle ce qu’il vous reste à faire. Ecrire vos objectifs tous les jours n’est pas difficile, pas besoin d’en faire des tonnes. Quelques indices compréhensibles suffisent !

Il vous reste deux jours pour retrouver l’objet en question que vous avez mis de côté, peaufiner votre liste et vous motiver !

Exemple au bout de 10 jours:

agenda 2016

 

Les bonnes résolutions #2

résolutions1

Vous ne pouvez créer un changement que petit à petit. Vos objectifs sont à long terme. A court terme rien ne tient vous le savez bien ! Des exemples ? les régimes yoyo, l’arrêt brutal de toute addiction, clope, café… Bien sûr, c’est valorisant de dire, « j’ai tout arrêté comme ça, sur un coup de tête et j’ai réussi. » Mais regardez bien au fond de vous, c’est l’Ego qui est nourrit.

L’important n’est-il pas de réussir votre l’objectif?  Que votre bien-être tienne dans le temps ?

Pour cela, il n’y a qu’une façon d’avancer sur le chemin ! Un pas après l’autre. Comme le disait Confucius : « Le bonheur n’est pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir. »

Il s’agit de reprendre la main sur ses défauts, c’est un travail long. Dans une société infantilisante du tout, tout de suite, c’est difficile à envisager. Grandir c’est savoir attendre, souvenez-vous du plaisir de l’attente des cadeaux de Noël quand vous étiez enfant! A cette époque où les jouets étaient plus rares.

Mais cela va prendre combien de temps ? Oui, nous aimons maitriser ! Vous aurez toutes sortes de réponses, de 21 jours, en passant par 3 mois ou encore 6 mois pour changer une habitude. En réalité, cela dépend de vos résistances. Il y a des personnes pour qui c’est rapide et d’autres plus long. Vous avez un train à prendre ? Non ! bien, le travail va se faire, n’est-ce pas le plus important ?

Un élément à ne pas omettre : la rechute. Et oui, c’est vite fait, et cela fait partie du chemin. « Non, je ne vais pas à ma séance de sport aujourd’hui… il fait trop froid… et puis je ne me sens pas très bien… et le canapé ne supporte plus mon absence! » Quand ce n’est pas une excuse liée au travail, au manque de temps ou aux enfants…

Une fois, ce n’est pas grave, la perfection n’existe pas, mais si cela se renouvelle, notre résolution, tel un bateau, va prendre l’eau.
Manger un gâteau, ne veut pas dire que le régime est foutu. Louper un cours ne veut pas dire les manquer tous. Il faut se relever après sa chute. Alors debout ! Et c’est reparti.

Comment sait-on qu’une habitude a changé ? Tout simplement quand c’est pour vous normal et nécessaire de faire ce qui était difficile le 1er janvier. Vous ne pouvez plus vous passer d’aller faire votre footing le dimanche alors que vous étiez persuadé de ne pas y arriver. Quand vous n’avez pas pensé à la cigarette de la journée. Quand vous êtes heureux de vous êtes préparé à manger alors que pour vous c’était une perte de temps. En somme, quand vous prenez du plaisir au lieu du déplaisir.

Et si cette année, nous tenions nos bonnes résolutions!

Le début d’année amène une volonté de renouveau.
Tout recommencer à zéro est une illusion, mais commencer à reprendre sa vie en main reste possible.

Avant de vous lancer pour le premier janvier, nous allons travailler à faire en sorte qu’elles se réalisent !

  1. Faites la liste de vos résolutions 2016
  2. Faites le tri !
    Tout d’abord, enlevez celles que vous ne faites pas pour vous (une résolution ne peut tenir dans le temps que si vous êtes concerné).
    Ensuite, rendez vos résolutions réalisables (non faire 1 heure de sport par jour alors que votre dernier footing remonte à 1986 n’est pas une bonne idée ! Vous ne tiendrez jamais, vous allez vous dégouter et donc ne pas la tenir !)
    Exemple:
    résolutions
  3. Tel un coach sportif, déterminez votre planning. Sans être trop rigide, mettre du cadre dans vos objectifs vous permettra de tenir dans le temps. nous verrons cela bientôt. Vous avez déjà de quoi faire pour l’instant!

 

 

Règle 1: La demande – Le cadre #1

Il faut revenir à la base !

  1. Quelle est la demande du patient ?

Le patient vient avec une attente particulière que vous devez questionner.
Si cela n’est pas fait vous risquez de passer à côté. Le risque quand les protocoles sont trop directifs est de ne plus laisser de place à la personne qui vient vous rencontrer.

Votre patient vous indique ce qui lui pose problème mais vous avez lu entre les lignes (grâce à votre formation, vos lectures, votre expérience). Vous voulez le lui indiquer, quel gain de temps pour lui (et pour vous). Eh bien, non, ce n’est pas parce que vous avez une idée, que cela semble coller, que vous en êtes sûr à 300% que vous devez obliger votre patient à le comprendre, à y adhérer !

Tout simplement parce que vous allez forcer des mécanismes de défenses, vous allez le blesser, et vous ne lui laissez pas l’opportunité de travailler par lui-même. Vous avez pris malheureusement votre cape de sauveur et ça, je pense que vous le savez, n’est pas constructif !

Rassurez-vous, nous tombons tous dans ce piège, surtout lorsque l’on est fraîchement diplômé. Nous avons des certitudes, qui avec l’expérience, vont tomber. Une seule vérité : on apprend tout le temps, en réalité nous ne savons pas grand-chose. La personne qui sait : c’est le patient.

Comprendre la demande et ne pas l’interpréter hâtivement est primordial. Vous ne pouvez en faire l’impasse !

Pourquoi cette personne est venue à moi ? Qu’attend-elle de moi ? Que puis-je apporter ?

La confiance en soi, ici professionnelle, va prendre le relais sur les certitudes. C’est parce que nous avons peur de mal faire qu’il arrive que nous nous attachions à des opinions toutes faites sur les gens, les pathologies, les symptômes… Nous devons à chaque fois interroger la problématique comme s’il s’agissait de la première fois. Comme vous pouvez l’imaginer, rester dans ce cas de figure est destructeur. La personne n’est pas réellement entendue, elle ne sera pas aidée.

Alors lâchons prise!

La gratuité des soins, oui mais…

Marisol Touraine, ministre de la santé, vient d’annoncer la gratuité des soins et la simplification des procédures de prise en charge pour les victimes de terrorisme.

En quoi cela va-t-il consister ? Aider les victimes financièrement pour les soins qui ont été ou sont apportés en ce moment, simplifier l’accès aux indemnités journalières ? C’est bien, et c’est tout ?

La part médicale est primordiale et nécessaire. Mais déjà bon nombre de victimes sont rentrées chez elles. Elles ont besoin de parler de leur vécu. Certaines témoignent via des reportages ou sur les réseaux sociaux. Elles ont besoin de sortir d’elles ce vécu terrible, de mettre des mots et du sens sur l’insensé.
Il y a une prise en soin à ne pas oublier et mettre de côté : la souffrance psychologique. Il est vrai que les psys, c’est comme la cavalerie dans Lucky Luke, ils arrivent toujours après. Le corps d’abord, c’est logique !

Le risque de ne pas prendre en charge cette souffrance est l’installation d’un stress post-traumatique. Il peut s’avérer tout aussi handicapant qu’une atteinte corporelle. En effet, le psychisme peut alors s’ancrer dans une névrose traumatique.

Le stress qui se définit par une rection biophysiologique d’alarme face à un danger, devient un potentiel trauma lors du vécu de l’expérience de mort. La victime s’est vue mourir ou a vu une personne mourir. Il s’ensuit un vécu de vide : on ne peut se représenter psychiquement la mort.

Des troubles qui vont apparaitre et perdurer dans le temps (> 1 mois) comme des troubles du sommeil, des situations d’évitement, des hallucinations (odeurs, sensation sur la peau… tous les sens peuvent être touchés), une hyperémotivité, une hypermentalisation, hypervigilence: impression que l’évènement va recommencer, flashbacks: les souvenirs qui s’imposent à soi comme une diapositive alors que ce que l’on fait n’a aucun lien avec l’évènement, anxiété, difficulté respiratoire, vomissement, sueur, tachycardie, maux de ventre, sentiment de vide, dépression, …

La douleur et par conséquent la souffrance ne se limitent pas au corps ou à l’esprit, elles ont 6 composantes : sensorielle, affective et émotionnelle, cognitive et intellectuelle, culturelle et ethnique, socio-économique et religieuse.
Il est donc essentiel, de ne pas nous limiter qu’au sensoriel et prendre soin des autres composantes.

Lors de ce genre d’expérience catastrophique, il est fondamental d’aider physiquement les victimes, les secours et forces de l’ordre mais n’oublions pas de prendre en soin aussi la part psychologique des personnes présentes sur les lieux ainsi que les proches des disparus.
La gratuité des soins est une belle chose. Espérons qu’elle corresponde à une prise en charge globale, ne se limitant pas à la mise en place de cellule d’urgence médico-psychologique. Puisse-t-elle accompagner toutes les victimes de ces attentats le temps nécessaire jusqu’à la possibilité d’un retour dans la vie sociale avec le plus d’autonomie possible.